Entre ma passion et mon master

Voilà déjà plusieurs mois que mon blog n’a pas été actualisé, qu’un seul petit article n’ait été posté. Certains d’entre vous doivent se demander ce que je fabrique (on ne sait jamais).

Depuis septembre, j’ai la chance d’étudier dans la branche que je voulais, dans le Master que je voulais. Je suis étudiante en M1 Journalisme et médias numériques à Metz, ma ville de naissance. Articles rich-media, reportages radio et audio-visuels, cours de droits, d’analyse du monde journalistique… Mon quotidien. Et puis, il y a d’autres projets, plus importants, ceux qui demandent plusieurs mois de travail intensif.

Les « chefs d’oeuvre », voilà comment on les appelle, au MJMN ! Le GROS projet de l’année est la réalisation d’un web-documentaire (en groupe en M1, seul ou en binôme en M2). Avec 5 camarades, nous planchons à fond sur le sujet suivant : la schizophrénie. Notre webdoc a pour objectif de dé-diaboliser la maladie (connue de tous dans l’imaginaire collectif, par le biais d’innombrables clichés). Vidéos, sons, textes, infographies, quiz… Un format complètement interactif. Il nous reste un petit mois pour terminer les entretiens et mettre en forme… Autant vous dire qu’on va charbonner !

Ce travail est spécifique au Master : le mémoire. Avec un emploi du temps chargé et des productions journalistiques à mettre en ligne régulièrement, pas simple de se lancer dans un travail de recherche sur plusieurs mois. Mieux vaut alors choisir un sujet qui nous plaît et nous donne envie de soulever une ribambelle de questions. Ayant réalisé mon premier stage en rédaction chez Skieur Mag, mon sujet est apparu comme une évidence : la presse magazine et le numérique. Où sont les sports d’hiver dans tout ça ? Ne cherchez plus, voilà ma problématique :

Quels sont les apports des magazines de niche (Nordic Mag, Ski Chrono, Skieur Mag) par rapport à un magazine généraliste (L’Equipe) et quelle est la place du numérique dans ces apports ?

Je tâcherai de répondre à ce problème par le biais d’une analyse d’articles sur un week-end de coupe du monde FIS, mais aussi grâce à un questionnaire me permettant d’établir une grille d’entretien… D’ailleurs, si vous êtes intéressé pour répondre à ce questionnaire (en cours d’écriture), n’hésitez pas à me le faire savoir !


Il m’arrive souvent d’avoir envie de tout mettre de côté et rédiger des comptes-rendus de de compétitions et événements marquants. Mais ces comptes-rendus, vous pouvez en lire des dizaines sur des tas de sites d’information sportive différents, tous drastiquement les mêmes. Quelle serait la valeur ajoutée de mon article, mis à part mon analyse personnelle (que j’essaie de partager le plus possible sur Twitter). J’ai le désir de mettre en ligne des contenus de qualité sur mon blog, des articles où je peux apporter une réelle plus-value. J’espère pouvoir m’y remettre au plus vite !

D’ici-là, profitez bien de la fin de saison hivernale et des finales FIS/IBU/X Games etc ! De mon côté, je vais garder un œil sur les JO Paralympiques et le ski tout en étant à fond à Tours, là où ont lieu les Assises du Journalisme cette semaine.

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[Vidéo] L’association Butter Knife déboîte le Snowhall d’Amnéville

Une compétition de ski et snowboard freestyle en Moselle ? L’association Butter Knife l’a fait, le 14 octobre dernier au Snowhall d’Amnéville ! Une journée réussie pour le jeune collectif de glisse mosellan aux grandes ambitions.

Un reportage au cœur des riders signé Marielle Pacholski, Léo Schaller et Pierre Thillot.

Snowhall d’Amnéville : les pro entrent en piste

Les slalomeurs de l’équipe canadienne de ski alpin ont posé leurs skis au Snowhall d’Amnéville, le temps d’un week-end de stage, du 5 au 8 octobre. Alors que plusieurs glaciers sont actuellement ouverts en Europe, des professionnels choisissent de s’entraîner en indoor. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces dômes ont beaucoup d’attraits.

Les paires de skis sont alignées à quelques mètres de la remontée mécanique, les vestes siglées « Canada » posées à leurs côtés. La partie gauche de la piste, exclusivement réservée aux athlètes, a été longuement préparée par des employés du Snowhall. « On glace la piste spécialement pour les professionnels » confirme un technicien, « Nous accueillons chaque année plusieurs équipes de haut niveau qui repartent toujours ravies des conditions. Il y a une réputation à tenir ». Ces dernières années, Français, Italiens, Suisses ou encore Canadiens sont venus répéter leurs gammes en Moselle, une fierté pour la structure qui a, par ailleurs, de gros problèmes financiers liés à un fort endettement.

Lorsque la clientèle apprend qu’elle vient de glisser à quelques mètres de professionnels, les réactions sont toujours les mêmes : « Qu’est-ce qu’ils viennent faire ici ? ». A première vue, la piste n’est pas impressionnante avec ses 90 mètres de dénivelé et son niveau « bleu ». « Ce n’est pas de la pente que nous venons chercher ici », explique l’un des entraîneur canadiens : « Le plus intéressant pour nous, c’est la température de l’air et la texture de la neige qui vont rester les mêmes tout au long de l’entraînement ».

« Le Snowhall n’est pas une solution de repli »

Les meilleurs skieurs italiens, venus deux fois en moins d’un an, ont désormais coché l’étape « Snowhall » sur leur calendrier. « Nous apprécions grandement cet endroit » confie un entraîneur de la squadra. Les mouvements de terrain, le dénivelé moyen et les conditions générales de la piste leur apportent un plus lors de la préparation hors-saison. Les athlètes peuvent travailler différentes séquences de course et tester leur matériel sans craindre de changement climatique. Le jugement n’est alors pas biaisé. « Nous ne venons pas uniquement pour pallier au manque d’enneigement sur les glaciers. Nous avions déjà prévu de venir, le Snowhall n’est pas une solution de repli », insiste-t-il.

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Erik Read a profité du Snowhall pour tester son matériel | Photo : Marielle Pacholski

Un constat que partage Erik Read, actuellement meilleur Canadien dans les disciplines techniques : « En ce moment, les glaciers n’ont qu’entre 15 et 27 centimètres de neige. En venant au Snowhall, nous sommes assurés de skier deux sessions d’entraînement par jour ». Un bénéfice d’autant plus important à quelques semaines de l’ouverture de la saison (28 octobre). Le profil de la piste est, également, hautement similaire à celui du slalom de Levi (Finlande), programmé mi-novembre. Pas étonnant, alors, de trouver des piquets rouges et bleus à Amnéville.

[Photos] Indoor Contest Freestyle Snow/Ski au Snowhall – Association Butter Knife

Des potes, des tricks, du style… On s’est bien gavés au Snowhall d’Amnéville ! Hier avait lieu le premier gros contest organisé par l’association Butter Knife : kids, hommes et femmes s’affrontaient en ski ou en snowboard pour remporter de nombreux lots, mais aussi pour s’éclater. A la fin de la journée, les riders étaient crevés (et nous aussi) mais tous avaient le sourire aux lèvres et une bonne bière à la main.

Retour sur cette belle journée en photographies, prises par Léo Schaller et moi-même. Une seule hâte : qu’on remette ça !

 

Erik Read au Snowhall d’Amnéville : « Les choses se mettent en place doucement »

Les slalomeurs de l’équipe canadienne de ski alpin ont posé leurs skis au Snowhall d’Amnéville, du 5 au 8 octobre. Trois semaines avant le début de la saison à Sölden, ils ont choisi l’indoor pour peaufiner leur préparation.

Les paires de skis sont alignées sur le bas de la pistes, des vestes siglées « Team Canada » gisant à leurs côtés. La partie gauche de la piste, réservée aux athlètes, est glacée et entièrement piquetée de ces si familières portes rouges et bleues. Ce samedi matin, la session a duré deux heures. Deux heures où les garçons ont enchaîné les manches tout en testant, encore une fois, le matériel. C’est à 9 heure que je m’approche d’Erik Read pour lui proposer une courte interview, qu’il a acceptée avec le sourire !

Erik Read est actuellement le meilleur technicien de l’équipe à la feuille d’érable. Bien que déjà connu sur le circuit, il s’est pleinement révélé la saison dernière en signant deux Top 10 en Slalom Géant, une 6ème place lors du Combiné Alpin de Santa Caterina et une 7ème place lors du mythique slalom de Kitzbühel.


Marielle : Salut Erik ! Est-ce que c’est ta première fois ici au Snowhall ou dans un complexe indoor en général ?

Erik : C’est ma première fois ici au Snowhall ! J’ai déjà été une fois au Langraaf (Pays-Bas) avant, ça en fait ma deuxième expérience. C’est sympa de changer. Pouvoir enchaîner manche après manche est le gros avantage du ski indoor.

M : Est-ce que ça te plait, ici, la façon dont les techniciens ont préparé la piste ?

E : Oui, la surface est géniale et comme je l’ai dit, on peut enchaîner les manches très rapidement. C’est vraiment pourquoi nous venons ici.

M : A côté de ça, pourquoi est-ce que l’équipe est ici alors que plusieurs glaciers sont ouverts en Europe, comme à Tignes ou Saas-Fee ?

E : Mmh, les glaciers n’ont qu’entre 15 et 27 cm de neige. Lorsque que nous venons ici nous sommes assurés de nous entraîner deux sessions dans la journée. Nous pensons aussi à l’environnement.

Pistes de ski indoor : un désastre écologique ?

M : Comment est-ce que tu te sens à quelques semaines de Sölden et Levi ?

E : (rires) J’essaie encore de tester mon matériel, mais les choses commencent à s’aligner doucement, j’ai encore un peu de temps pour tout mettre en place !

M : Merci Erik ! Tout le meilleur pour cette saison et les JO !

E : Merci !


Audio de l’ITW (anglais)

WGNZ 2017 : Sharpe et Ferreira remportent le halfpipe, Martinod 3ème et Rolland 2ème, résumé et analyse

Après avoir annulé les qualifications le 31/08 à cause du brouillard et du vent, le 1er septembre fut une journée chargée à Cardrona. Les garçons ont enchaîné qualifications et finale tandis que les femmes ont disputé une finale à 30 (qualifications annulées). Alors que les conditions n’étaient pas des meilleures (brouilard et vent), les éclaircies typiques de Cardrona tant espérées sont apparues, pour le plus grand bonheur des spectateurs, mais aussi des freeskieurs.

Côté skieuses

Elle n’avait pas de super sensations dans le pipe depuis son arrivée en Nouvelle-Zélande. Marie Martinod n’a pourtant pas du tout démérité sur cette première compétition de la saison olympique. Après un premier run moyen, elle a su se remobiliser et tout donner lors de sa deuxième chance, où elle score à 84.40. Assez pour lui permettre de monter sur la boîte, en troisième position, et commencer sa saison sous les meilleurs auspices.

Avant le début de cette finale, je n’avais qu’une hâte : découvrir ce que pouvait nous faire Kelly Sildaru dans un halfpipe. La jeune prodige de 15 ans qui rafle tout sur son passage a, en effet, participé à sa première compétition notée platinium dans la discipline de la demi-lune. Et quelle première ! L’estonienne est impressionnante dans tous les compartiments : spin dans les deux sens, gros corks, diversité et amplitude. Elle score à 90.20 et s’octroie la deuxième de cette compétition. Sildaru domine d’ores et déjà les disciplines du freeski mondial, si elle continue sur cette voie, avec la grande marge de progression qu’elle possède, il est facile de penser qu’elle sera imbattable dans quelques mois/années.

C’est Cassie Sharpe qui remporte cette première coupe du monde. Vainqueur des X Games Norway en 2016, la canadienne nous prouve encore que, lorsqu’elle est à 100% et qu’elle arrive à poser son run avec ses plus gros tricks, elle termine devant tout le monde. Son run noté 91.00 lui permet de remporter ce premier pipe de l’hiver, d’être en confiance pour le reste de la saison et prendre la tête du classement de la FIS.

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FIS

A noter, la « contre-performance » d’Ayana Onozuka la championne du monde, seulement 8ème, qui n’a pas pu poser son run. Anais Caradeux est, quant à elle, ma belle surprise du jour. Après de nombreuses blessures ces dernières années, elle termine à la 7ème place de ce contest avec un très prometteur 77.80.

Côté skieurs

A l’image du slopestyle il y a quelques jours, nous avons vu du lourd lors de ce premier contest de halfpipe de la saison. Après plusieurs mois sans compétition, les garçons ont vite retrouvé leurs marques pour nous proposer de très beaux runs. Le trick que nous avons pu le plus manger cette nuit était sûrement le double cork 1260 (figure qui clôture habituellement et dernièrement le run de Ben Valentin), superbement lancé par la majorité des skieurs.

Après un premier run avec des tricks posés trop bas, Simon D’Artois a su changer la donne lors de son deuxième essai pour nous proposer un run très technique, à base de double 1260, alley oop flat spin et de spin dans les deux sens. Il termine à la troisième place en scorant à 88.60.

Kevin Rolland termine sur la boîte, à la deuxième place avec un meilleur run à 90.20. Son premier run était dantesque : énorme amplitude (caractéristique de Kevin) et à peine 3 doubles différents avec du spin dans les deux sens de rotation. Il était parti pour égaler voir surpasser sa performance, sa seule erreur aura été de vouloir trop en faire : beaucoup trop d’amplitude tue l’amplitude, le quadruple médaillé d’or aux X Games réceptionne sa dernière figure sur l’arrière.

Il y a quelques mois, il remportait la dernière compétition de l’hiver à Tignes. Aujourd’hui, il commence la saison olympique sur le même ryhtme ! Alex Ferreira remporte ce premier contest de l’hiver avec un score de 93.40, améliorant celui de son premier run, 91.80, les deux lui permettant d’empocher la mise. Comme à Tignes, il nous a proposé deux runs très solides, techniques, avec différents doubles. Une belle manière de commencer sa saison.

Ce n’était pas le jour de Ben Valentin… Lors de son premier run, le plagnard pose bas son alley oop (une de ses figures maîtresses, le plus beau du circuit) et chute. Rien de grave mais il est touché psychologiquement. Lors de son deuxième run, il loupe la réception de son aley oop et perd la vitesse nécessaire pour terminer son run correctement. Rien d’alarment pour Ben, puisque ce dernier a, quand même, réussi à poser un run à 88.80 lors des qualifications. Comme il le dit si bien : « ce n’est pas la fin du monde », il n’y a nul doute que le spécialiste du halfpipe va se remettre de tout ça et s’imposer de nouveau parmi les premières places des contests.

WGNZ 2017 : Kelly Sildaru et James Woods s’imposent en Slopestyle, résumé et analyse

Dans la nuit de samedi à dimanche, en France, ont eu lieu les finales de la première coupe du monde de ski slopestyle de cette saison olympique. C’est à Cardrona que les hostilités ont été lancées, dans un slopestyle « repensé » avec une section de rails comme on en voit trop peu tout au long de l’hiver : à fort potentiel de créativité. Avec une épaisse purée de pois et du vent, les conditions n’étaient pas des meilleures. Malgré cela, les pro ont pratiquement tous réussi à poser leurs runs sans trop de dégâts. Résumé et analyse de cette première coupe du monde down under !

Côté skieuses

Cette première compétition de la saison marquait le retour de Tiril Sjåstad Christiansen, médaillée sur le circuit FIS comme aux X Games, blessée la saison passée. Pas de podium pour la norvégienne à l’issu de ce jour blanc mais une performance qui laisse espérer un retour à son meilleur niveau sous peu.

Parmi les 8 filles qui composaient la finale, seules quelques unes nous ont proposé une section de rails créative. Bien-sûr, le temps a joué dans les trajectoires qu’ont choisi les skieuses, déterminées à poser un run complet. C’est Kelly Sildaru qui a su sortir son épingle du jeu (encore et toujours) en s’appropriant le park et en proposant une trajectoire autre que celle amenant directement au « C-rail ».

L’estonienne a mis tout le monde d’accord, comme sur la grande majorité de ses dernières compétitions. Sa section de rails était propre et très technique, ses tricks tous grabés et, surtout, elle spin des deux côtés. Ajouté à tout cela du style, la jeune skieuse est imbattable. A 15 ans révolus et avec un score de 90.00 , Sildaru remporte sa première compétition sur le circuit FIS pour sa première participation, comme Tess Ledeux il y a quelques mois à Font-Romeu. Le podium est complété par Giulia Tanno (86.60) et Jennie-Lee Burmansson (84.60), elle aussi âgée de 15 ans.

Côté skieurs

Ils étaient 16 au départ de cette finale, 16 à se tirer la bourre pour nous proposer des runs de qualité. Parmi les sections de rails les plus impressionnantes nous retrouvons Jesper Tjäder, sans surprise ! Le « rail master », toujours bourré de style, a été le seul à sortir en front et, globalement, à se démarquer par sa créativité. Autres performances à noter sur les rails : celles de Henrik Harlaut, le « style master », James Woods et Nick Goepper, toujours très propre avec beaucoup de technique.

Au niveau des tricks, les garçons ont envoyé des doubles cork 1080 et 1260 à foison. Ces derniers ont très peu chuté mais beaucoup de réceptions étaient posées sur l’arrière, imputant tout de suite un grand nombre de points au score final.

Tenant du titre, James Woods s’est montré impitoyable sur son terrain de Cardrona, où il s’entraîne de nombreuses semaines dans l’année. Un style indéniable et beaucoup de technique, que ce soit sur les rails ou dans les airs, l’ont propulsé à 91.80 points. En deuxième position avec 91.00 points, nous retrouvons Andri Ragettli, déjà en haut de classement lors des qualifications. Malgré un manque de style évident par rapport à des Woods ou Harlaut, sa technique l’a propulsé sur le podium lors du tout dernier run de la compétition, éjectant Goepper du podium provisoire. En effet le suisse a été le seul à envoyer du triple cork, et sur ses deux runs (bien que la réception du premier n’était pas des plus propres). C’est un autre suisse qui complète le podium pour son retour à la compétition (et quel retour !), Fabian Boesch a scoré à 90.00 grâce à un run bourré de style et de spin.

Tous les meilleurs n’étaient pas présents lors de cette finale mais le plateau était suffisamment relevé pour affirmer que cette saison débute sous les meilleurs auspices. Les femmes et hommes forts de fin de saison dernière sont présents et les plus jeunes continuent à progresser sur tous les terrains. Rendez-vous maintenant en fin de semaine pour l’ouverture de la saison de ski halfpipe !